Les plantes indigènes jouent un rôle essentiel au maintien de la biodiversité de notre territoire. Par exemple, en servant de nourriture, d’abri et de lieu de reproduction à notre faune indigène, elles assurent sa pérennité pour les générations futures.

Préconiser l’utilisation de plantes indigènes du Québec plutôt que des espèces provenant d’un autre pays, d’un autre continent ou d’une autre région au Canada (espèces exotiques) permet également de prévenir l’introduction d’espèces potentiellement envahissantes qui constituent la menace la plus importante à la biodiversité après la destruction des habitats naturels.

De plus, les plantes indigènes sont bien adaptées aux conditions climatiques de nos régions. Bon nombre d’entre elles sont de culture facile et elles ont en général une bonne résistance aux ravageurs et aux maladies. En plaçant la bonne plante indigène au bon endroit (en fonction de l’ensoleillement et des caractéristiques du sol de votre jardin, notamment), vous assurerez à celle-ci une croissance vigoureuse, tout en utilisant moins d’eau, moins de fertilisants et moins de pesticides (ces derniers sont interdits à Sainte-Anne-des-Lacs).

Les plantes indigènes peuvent nécessiter moins de soins que certaines plantes ornementales. Puisqu’elles sont indigènes, ou propres à une région particulière, elles sont généralement mieux adaptées à l’environnement local.

De plus, certaines espèces animales dépendent entièrement de plantes indigènes spécifiques pour leur survie. La faune locale peut avoir une relation écologique particulière avec la végétation indigène. Lorsqu’une espèce végétale indigène disparaît, la faune qu’elle soutenait peut disparaître également. En cultivant des plantes indigènes dans votre jardin, vous soutiendrez ainsi d’autres espèces indigènes.

Typha latifoliaÉgalement, les plantes indigènes qui poussent dans les jardins sont une source de graines et font en sorte que les zones naturelles locales peuvent continuer à être peuplées de plantes indigènes. Les graines sont disséminées par le vent, l’eau et la faune, à partir des plantes des paysages résidentiels jusque dans les parcs locaux, les emprises des sentiers et les aires de conservation. Un des problèmes de longue date des plantes ornementales est que celles-ci se répandent dans les zones sauvages. Pour contribuer à résoudre ce problème, il faut veiller à ce que les plantes utilisées dans les aménagements paysagers ne soient pas envahissantes.

Qu’il s’agisse de grands arbres fournissant de l’ombre, d’arbustes ou de plantes vivaces, il est important d’utiliser des plantes indigènes dans les jardins et autour de la maison. Il y va de l’intérêt des écosystèmes locaux, ainsi que des plantes et des animaux qui s’y trouvent, que d’utiliser des plantes indigènes dans tous les secteurs de l’aménagement paysager.

 

Saviez-vous que:

Le comité consultatif en environnement a besoin de vous …