Corvée de bois par Michel Andreoli

Les origines de Sainte-Anne-des-Lacs remontent au temps de la colonisation du 19e siècle, dans la foulée de la migration des habitants de la Vallée du Saint-Laurent vers les terres situées au nord de Montréal.

Le territoire de Sainte-Anne-des-Lacs était, pour l’essentiel, constitué de deux rangs doubles; celui de la Côte Sainte-Elmire Sud-Est (dans l’axe du chemin de Sainte-Anne-des-Lacs) et celui de la Côte Saint-Godefroy (l’actuel chemin Godefroy).

Parmi les premières familles dont les descendants sont encore présents à Sainte-Anne-des-Lacs, nous retrouvons les Paquin, Raymond, Hébert, Demers, Fournel, Filion, Guindon, Foisy, Saint-Amour, Paquette, Lessard et Boisclair.

Au tournant du siècle, les premiers touristes (villégiateurs) sont pour la plupart des anglophones protestants de Montréal.  Ils s’installent surtout autour du Lac Marois où ils érigent, en 1911, la première église : Lac Marois Country Church.

Pour ce qui est de la pratique du culte du côté des catholiques francophones, il faudra attendre les années ’20 pour voir débuter la construction d’une chapelle qui sera entièrement financée par les résidents de Sainte-Anne-des-Lacs.  Ce n’est que vingt ans plus tard, soit le 10 mai 1940, que l’Archevêque de Montréal, Mgr Georges Gauthier, conférera à la « desserte de Sainte-Anne » tous les droits et privilèges accordés aux organisations paroissiales.  La Paroisse de Sainte-Anne-des-Lacs devenait, dès lors, une réalité tangible, confirmant dans les faits l’existence d’une communauté autonome depuis longtemps établie.

Il n’en fallait pas davantage pour que les quelque 300 résidents permanents de Sainte-Anne-des-Lacs réclament la création d’une municipalité distincte.  C’est ainsi qu’en 1946, la législature du Québec sanctionna la loi érigeant la Municipalité de la Paroisse de Sainte-Anne-des-Lacs en détachant définitivement ledit territoire de la Paroisse de Saint-Sauveur.