Santé de nos lacs | Stratification thermique

Pendant l’été, la majorité des lacs des Laurentides sont soumis au phénomène de stratification thermique, soit la formation de couches d’eau distinctes superposées. Comme l’eau de surface se réchauffe en été, cela génère trois strates d’eau de densités différentes : l’épilimnion, le métalimnion et ’hypolimnion.  Au Québec, les lacs profonds sont dimictiques : ils subissent deux périodes de brassage complet pendant l’année, soit au printemps et à l’automne lorsque l’ensemble de la colonne d’eau atteint 4˚C. Il y a alors absence de stratification thermique, ce qui permet à l’ensemble du plan d’eau de se recharger en oxygène.

Certains lacs ne sont pas assez profonds pour qu’il y ait une stratification thermique. Ainsi, grâce à l’action du vent, ceux-ci subissent un brassage continuel de l’ensemble de la colonne d’eau et des nutriments. Il est donc normal d’y observer des concentrations plus élevées en nutriments, notamment en phosphore. D’ailleurs, la disponibilité de cet élément nutritif combinée à une faible profondeur entraîne souvent une prolifération d’algues et de plantes aquatiques dans ces lacs.

Également, l’eau des lacs peu profonds se réchauffe jusqu’au fond lors de la période estivale. L’eau chaude et moins riche en oxygène, ne convient pas aux poissons d’eau froide comme les truites. Il est important de conserver une bande riveraine végétalisée et de ne pas arracher ou retirer les plantes aquatiques car elles fournissent un habitat à la faune.

Plusieurs lacs de Sainte-Anne-des-Lacs sont très peu profonds. Il y a notamment les lacs Beaulne, Canard, Caron, Colette, Côme-Lalande, Johanne, Loiselle, Melançon, Parent, Pelletier, Rochon, Saint-Amour, Schryer, Suzanne et Violon dont la profondeur moyenne est inférieure à 4 mètres. En conséquence, on y observera les phénomènes mentionnés précédemment.

Pour plus de détails, consultez la Trousse des lacs du CRE Laurentides en cliquant ICI.